Au cœur du Finistère, Quimper est une ville où l’histoire semble s’être déposée au fil des siècles, entre les pierres anciennes, les ruelles pavées et les eaux paisibles de l’Odet et du Steïr. Son nom vient du breton Kemper, qui signifie « confluent », un héritage géographique qui raconte déjà beaucoup de son identité.
La légende associe les origines de la ville à Gradlon, roi de Cornouaille et à saint Corentin, premier évêque de Quimper. Si la légende de la ville engloutie d’Ys appartient davantage au mythe qu’à l’histoire, elle demeure profondément ancrée dans l’imaginaire breton.
Dès le Moyen Âge, Quimper devient un centre religieux et politique majeur de la Cornouaille. La construction de la cathédrale Saint-Corentin, commencée au XIIIᵉ siècle, marque durablement son paysage. Avec ses deux flèches élancées, elle domine encore aujourd’hui le cœur historique de la cité.
Au fil des siècles, Quimper développe son artisanat, son commerce et sa culture. La faïence, dont la tradition remonte au XVIIᵉ siècle, contribue largement à sa renommée. Ses décors colorés, souvent inspirés de la vie bretonne, font aujourd’hui partie de son patrimoine emblématique.
La ville traverse les bouleversements de la Révolution, les transformations industrielles et les deux guerres mondiales, tout en conservant une identité bretonne particulièrement vivante.
Aujourd’hui, Quimper conjugue harmonieusement patrimoine et modernité. Ses maisons à pans de bois, ses passerelles fleuries, ses quais et ses petites places racontent une histoire qui ne s’est jamais vraiment interrompue.
Une ville de caractère, profondément bretonne, où l’eau, la pierre et la mémoire composent un paysage singulier. Une belle porte d’entrée pour découvrir la Cornouaille et ses mille visages.
Quelques repères historiques
- Antiquité : un port gallo-romain prospère s’établit à Locmaria, sur les rives de l’Odet.
- XIIIᵉ siècle : Quimper affirme son importance religieuse et politique, avec la construction de sa cathédrale et de ses remparts.
- 1690-1708 : les débuts de la faïencerie quimpéroise à Locmaria.
- XIXᵉ siècle : l’arrivée du chemin de fer en 1864 accompagne le développement industriel et urbain de la ville.

