La campagne belge au printemps a quelque chose de discret et de profondément réconfortant. Les chemins se réveillent doucement sous les pas, bordés de haies encore fraîches et de prairies d’un vert tendre. Dans les sous-bois, la lumière filtre à travers les jeunes feuilles, dessinant des ombres mouvantes sur la terre humide. L’air sent la mousse, la pluie récente et les fleurs timides qui commencent à s’ouvrir.
On marche sans se presser, accompagné par le chant léger des oiseaux et le bruissement du vent dans les branches. Par endroits, un ruisseau glisse entre les pierres, apportant une musique douce qui se mêle au silence. Tout semble simple, presque immobile, et pourtant vivant de partout.
C’est une campagne qui ne cherche pas à impressionner, mais qui se laisse découvrir lentement, à hauteur de regard et de cœur.
Ce qui n’était pas prévu. On ne s’attendait pas à trouver autant de chemins, sous bois, rivières. Du côté de chez nous le choix était plutôt limité. Ici, c’est grand ! Le pays est plus petit, plus dense et malgré tout plus « campagne » plus « nature ». Un vrai dépaysement, un vrai bonheur.

